B comme… Bruges



Deux branches de ma famille sont originaires de Bruges, ( Voir Ma généalogie )ce qui m’amène à m’intéresser à cette ville.

  • Génération 4 : mon arrière-grand-père maternel Charles VERLINDE (SOSA 12) et son épouse Eulalie DE SOUTER (SOSA 13) y sont nés.
  • Génération 5 : mon arrière-arrière-grand-père Louis DE GEITERE (SOSA 28) et son épouse Jeanne CALLEBOUT y sont également nés.
Ma généalogie – Roue d’Ascendance – 7 Générations – Source : Filae

Les statistiques de mon logiciel de généalogie recensent plus de 500 événements à Bruges : naissances, mariages et décès.

Ces attaches familiales me poussent à découvrir Bruges et son histoire pour mieux comprendre leur rôle dans mon parcours généalogique.

Bruges – Photo de Loris Boulinguezsur Unsplash

Bruges aujourd’hui : les empreintes du passé

Située en Belgique, à environ 80 km de Lille, Bruges séduit par son patrimoine et son architecture flamande : rues pavées et maisons à pignons. Ses canaux, que l’on parcourt en barque, lui valent le surnom de « Venise du Nord ».

Autrefois proche de la mer, Bruges a vu son paysage transformé par la poldérisation, amorcée au XIe siècle. Son centre se trouve aujourd’hui à 15 km du littoral. Le canal Baudouin, long de 12 km, relie son port à celui de Zeebrugge.

Au Moyen Âge, l’industrie drapière et les échanges commerciaux font prospérer la Flandre. Bruges devient alors la capitale commerciale européenne. Pour affirmer sa puissance, la bourgeoisie fait ériger beffrois, hôtels de ville et cathédrales.

Renommée pour sa dentelle depuis le XVIe siècle, Bruges a longtemps fait vivre de nombreuses femmes grâce à cet artisanat. Le Centre de la dentelle (Kantcentrum) en perpétue le savoir-faire.

Parmi les lieux et quartiers emblématiques à découvrir :

  • Le beffroi : cette tour de 83 m, dont la première construction remonte à 1240, abrite la halle aux laines et aux draps. Après 366 marches, son sommet offre un panorama sur Bruges et ses environs. Il sert aussi de repère dans les ruelles médiévales.
  • Le Burg (place du Burg) : Berceau historique et centre administratif de Bruges depuis le Moyen Âge, cette place rassemble l’hôtel de ville gothique du XIVe siècle, la basilique du Saint-Sang et l’ancien Greffe civil. Elle abritait autrefois la cathédrale Saint-Donat, détruite à la fin du XVIIIe siècle.
  • Le Markt (Grand-place) : Cœur commerçant de Bruges, cette place est dominée par le beffroi de 83 mètres et bordée de maisons aux façades colorées à pignons à gradins. Elle accueille également la Cour provinciale et conserve sa vocation de lieu de rassemblement et de marché.
  • T’zand : cette autre grande place, présente dès le XIIIe siècle, accueillait autrefois la gare. Ses 150 tilleuls invitent à une pause avant de parcourir les ruelles médiévales.
  • Le béguinage (Begijnhof) : fondé en 1245, le béguinage princier Ten Wijngaerde accueillait des femmes laïques menant une vie pieuse et célibataire, tout en gardant une certaine indépendance. Le silence et le travail rythmaient leurs journées. Ses maisons blanches, disposées autour d’un jardin, abritent encore des femmes célibataires et des religieuses. Ce lieu paisible se prête à la promenade, près des canaux fréquentés par les cygnes et les canards.
  • Sainte-Anne : le plus ancien quartier de Bruges se distingue par ses maisons basses, témoins de la vie de ses habitants modestes, notamment les dentellières.
  • L’hôtel de ville (Stadhuis) : construit entre 1376 et 1420 dans le style gothique flamand, il présente trois tourelles en façade et d’autres parmi ses fenêtres étroites. Armoiries et niches ornées de statues des comtes de Flandre — aujourd’hui des copies — complètent le décor. Les mariages sont célébrés au premier étage, sous les voûtes d’ogives.

Bruges offre aussi plusieurs espaces verts, notamment à l’hôpital Saint-Jean, au Minnewaterpark et au parc de la reine Astrid.

Bruges – vue aérienne – Capture Google Earth, novembre 2026. © Google et fournisseurs de données mentionnés sur l’image.

Proche de la mer du Nord et de faible altitude, Bruges entretient un lien ancien avec l’eau. Poldérisation et voies navigables ont façonné son paysage. La montée des eaux et les pluies intenses renforcent aujourd’hui le risque d’inondation, imposant de poursuivre la protection du patrimoine et du cadre de vie.

Bruges -Vue aérienne des canaux – Capture Google Earth, novembre 2026. © Google et fournisseurs de données mentionnés sur l’image.

Située dans une région de faible altitude, à proximité de la mer du Nord, Bruges a toujours entretenu une relation étroite avec l’eau. Au fil des siècles, la poldérisation et l’aménagement des voies navigables ont profondément transformé son environnement. Aujourd’hui, cette situation géographique représente un défi face au changement climatique. L’élévation du niveau de la mer, les fortes précipitations et les risques d’inondation imposent à la ville et à sa région de poursuivre leurs efforts de protection et d’adaptation pour préserver leur patrimoine et leur cadre de vie.

Bruges et ses paroisses

Le patrimoine religieux de Bruges est lié à mon histoire familiale : ces lieux ont accueilli les baptêmes, les mariages et les cérémonies funéraires de mes ancêtres.

  • La cathédrale Saint-Sauveur (sint-Salvatorkerkhof) : la plus ancienne de Bruges, construite entre le XIIe et le XVe siècle. Son autel date de 1636.
  • L’église Notre-Dame (Onze-Lieve-Vrouwekerk, OVL) : édifiée principalement entre les XIIIe et XVe siècles dans le style gothique, elle possède un mobilier et des éléments décoratifs de différentes époques, notamment baroques. Sa tour en brique culmine à près de 116 mètres.
  • L’église Sainte-Walburge (Sint Maartenplein) : construite au XVIIe siècle, entre 1619 et 1664 environ.
  • L’église Saint-Jacques (Sint-Jakob) : bâtie vers 1240, elle présente sur son portail une figure de saint Jacques en pèlerin, avec sa coquille.
  • L’église Sainte-Anne (Sint Annakerk) : reconstruite sur les vestiges d’une église gothique et inaugurée en 1624, elle contraste par son extérieur sobre et son intérieur richement décoré.
  • L’église Saint-Gilles (Sint-Gillis) : fondée au XIIIe siècle, elle a été agrandie au XVe siècle, puis remaniée au fil des siècles. Son architecture témoigne notamment du gothique de brique caractéristique de la région.
  • Notre-Dame de la Poterie : ce complexe hospitalier du XIIIe siècle soignait pèlerins, voyageurs et démunis. Il comprend une église à l’intérieur baroque, un cloître et un autel accueillant une statue miraculeuse.
  • L’hôpital Saint-Jean (Sint-Janshopitaal) : l’un des plus anciens hôpitaux médiévaux conservés en Europe. Son jardin botanique réunissait des plantes médicinales et sa pharmacie datait du XVIIIe siècle. Fermé en 1976, il accueille aujourd’hui un musée consacré à la vie hospitalière d’autrefois. Sa chapelle conserve des peintures flamandes.
  • Sainte-Croix (Sint-Kruis) : ancienne commune indépendante intégrée à Bruges en 1971. Son église paroissiale, reconstruite au XIXe siècle, existe toujours.

L’ancienne église paroissiale Sainte-Catherine, située juste à l’extérieur des remparts de la ville entre 1270 et 1578 n’existe plus mais à laissé son nom à une rue. il ne faut pas la confondre avec l’église Sainte-Catherine que l’on trouve aujourd’hui à Assebroek (ancienne commune rattachée à Bruges en 1971) qui elle, date de 1933-1934.

  • L’église Saint-Donatien, la plus importante de la ville depuis des siècles, était située sur le Burg, à côté du Proosdij. Elle fut pillée, incendiée et détruite par les Français en 1794 pendant la Révolution française. En 1799, la ruine fut vendue publiquement et démolie dans les années suivantes. L’église n’a jamais été reconstruite. Des vestiges archéologiques de ce bâtiment, y compris les fondations du chœur roman (XIIe siècle), ont été mis au jour lors de la construction de l’hôtel Crowne Plaza. Ces vestiges muraux sont encore visibles : ils ont été intégrés aux caves de l’hôtel et sont accessibles au public. En 1127, Charles le Bon, comte de Flandre, fut assassiné dans cette église.

Source : Grondplan van de Sint-Donaaskerk op de Burg, Stadsarchief Brugge, GM_13_0016, Publiek domein – erfgoedbrugge.be

Bruges et mes recherches généalogiques

J’ai détaillé ci-dessus les paroisses de Bruges car on les retrouve dans les archives. En effet, pour retrouver un acte paroissial de Bruges antérieur à 1796, il faut connaître la paroisse où l’événement a eu lieu. AGATHA – L’environnement de recherche des Archives de l’État

Les archives sont classées par paroisse, puis par année. Les relevés généalogiques précisent cette information. À mes débuts, je n’y avais pas prêté attention : j’ai donc dû reprendre mes documents pour retrouver les actes.

Mais sans relevé, comment identifier la paroisse d’un ancêtre ? Une carte ancienne ou une adresse peut donner une piste, à condition de connaître son lieu de résidence exact à la date recherchée.

Heureusement, des passionnés ont créé et partagé bénévolement des outils pour faciliter ces recherches :

Sur la piste d’Anna Baert (Sosa 101, Génération 7)

En recherchant les dentellières de ma famille à Bruges, je me suis intéressée à Anna BAERT. Les arbres collaboratifs de Généanet et un relevé donnaient des indications contradictoires : deux années de naissance, 1773 ou 1776. Le relevé indiquait DECUYPERS comme nom de sa mère.

J’ai facilement retrouvé sur AGATHA l’acte original de son mariage, célébré en 1804 avec Pierre LOWYCK, mon ancêtre direct à la 7e génération (Sosa 100).

Acte de mariage du couple LOWYCK/BAERT en 1804 – Bruges – Source : AGATHA – L’environnement de recherche des Archives de l’État

Dans cet acte, je lisais « DAMPERS » pour le nom de sa mère, plutôt que « DECUYPERS ». Une nouvelle recherche sur les plateformes généalogiques m’a orientée vers le couple « LOWYCK/DAMBERS ». Cette piste m’a permis de poursuivre la recherche de l’acte de naissance, mais la paroisse restait inconnue.

Sur Ariane en ligne, une recherche du nom BAERT renvoyait plus de 400 résultats. Les noms des parents étant aussi indexés, j’ai essayé DAMPERS, sans succès, puis DAMBERS. Cette variante m’a enfin permis d’identifier la paroisse et de retrouver l’acte sur AGATHA.

Acte de naissance d’Anna BAERT, 1776, Bruges – Source : AGATHA – L’environnement de recherche des Archives de l’État

Grâce à cette confirmation, je peux poursuivre mes recherches car Anna Rosalia aurait des frères et soeurs.

Bruges, un éclairage sur mon histoire familiale

Le patrimoine et l’histoire de Bruges m’aident à comprendre la vie de mes ancêtres et leurs métiers. Plusieurs femmes de ma famille étaient dentellières et ont participé à cet artisanat local. Certains conjoints exerçaient le métier de tisserand, transmis de père en fils, comme dans la lignée de Pierre LOWICK, mon SOSA 100.

Les actes de naissance, de mariage et de décès conservés dans les archives retracent leur parcours. Grâce à ces informations, mes promenades à Bruges prennent un autre sens : je recherche les lieux qu’ils ont fréquentés, les ruelles et les canaux qui leur étaient familiers. Certains édifices religieux sont encore là, et les actes rédigés par leurs paroisses il y a plus de 250 ans me parviennent aujourd’hui.

Bruges et ses dentellières, en images

Pour prolonger cette découverte de Bruges, je vous invite à regarder un reportage de l’émission Météo à la carte, diffusée sur France 3. Entre vues de la ville, photographies anciennes de dentellières travaillant sur le seuil de leur maison et visite du musée de la Dentelle, il offre un bel aperçu de ce savoir-faire profondément lié à l’histoire brugeoise.

Découvrir le reportage de France 3 sur YouTube

Bruges – Photo de selcuk sarikozsur Unsplash
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Sources documentaires et pour en savoir plus…

Pour approfondir vos recherches, voici les sites consultés pour cet article :

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Avez-vous des ancêtres à Bruges ?

Ou d’autres sources d’informations sur ce thème ?

N’hésitez pas à commenter ou partager vos informations.

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