
Ma Généalogie, générations 1 à 3
Dans un article précédent, rubrique « le mot-clé , j’expliquais les termes GENERATION et SOSA. Je précisais qu’ils me servaient pour établir le plan de mes récits familiaux. J’applique donc cette méthode de travail pour ma généalogie.
Sosa 1 – moi et ma génération, 1950 à nos jours
Je suis née dans la région lilloise. J’ai trois sœurs et de nombreux cousins qui composent ainsi ma génération. La période concernée est de 1950 à nos jours.
Si je suis généalogiste et n’hésite pas à publier mes recherches via ce blog et mes réseaux sociaux, ma famille peut ne pas apprécier lire des informations les concernant. Aussi, par respect pour mes contemporains, je ne détaille pas plus cette première génération.
Sosa 2 et 3 – Mes parents et leur génération – 1922 à nos jours
Il en est de même pour la génération suivante, mes parents. En effet, ma mère ayant 7 soeurs, mon père trois, je ne donnerais pas trop de détails concernant tous les membres de leur fratrie respective. Cependant, j’ai détaillé la généalogie de mes oncles par alliance (maris des soeurs de ma mère) dans les rubriques Généalogie Famille Rigaut et Généalogie Famille Herbaut. Voici ci-dessous un arbre généalogique qui résume mes propos.

Mon père Raymond SOETENS né en 1935 et ma mère Josiane VERLINDE, née en 1938 sont de Lille.

Verlinde : Nom flamand (néerlandais), dans lequel ver est une contraction de van der (= du). Signifie du tilleul (linde).
Soetens : Porté dans le Nord et en Belgique, c’est un double génitif qui correspond au néerlandais « zoet » (= doux), sans doute utilisé ici comme nom de personne (Debrabandere signale le nom féminin germanique Zwôtja), et qu’on retrouve dans les noms Soet, Soete. Il faut rattacher à la même racine les noms Soetaert, Soetaerts, Soetart, Soetemans, Soetement, Soetemondt, Soetemont, Soetinck. »
Source origine des noms : GENEANET
- Ascendance côté paternel sur 4 générations – modèle HEREDIS
On peut constater que pour la branche paternelle, nous partirons vers les départements de la Manche et Haute-Loire.
- Ascendance côté maternel sur 4 générations. modèle HEREDIS
Côté maternel, nous resterons dans le Nord pour un quart des mes ancêtres et visiterons la Belgique, Bruges principalement pour les autres.
Génération 3-SosaS 4 et 5-Mes grands-parents paternels
De Cherbourg à Fay-Sur-Lignon

- Mes grands-parents paternels -Naissance
Mon grand-père HENRI SOETENS est né le 02 septembre 1907 à Lille, au domicile de ses parents 8 rue destailleurs.

A noter que son père Ernest SOETENS signe l’acte en mettant un tréma sur le E du nom de famille SOETENS.
Ma grand-mère PROLHAC RENEE nait le 28 février 1908 à Cherbourg. Les actes d’Etat-civl pour cette ville sont numérisés jusqu’en 1901.
- Mes grands-parents paternels – Mariage
Le couple se marie le 01 février 1930 à Loos, ville située dans la banlieue lilloise.

Henri a 22 ans, est employé et habite Loos, au 20 rue Victor Hugo. Renée a 21 ans et est modiste. Elle réside à Loos, au 18 rue de la Deûle.
Les quatre parents du couple sont présents. les témoins sont la soeur de la mariée Géneviève PROLHAC et Arthur SOETENS, l’oncle du marié.
A noter que selon les signatures il y un tréma ou pas sur le nom de famille SOETENS.
- Mes grands-parents vie du couple.
Le couple aura trois filles et un seul garçon Raymond SOETENS.
Henri décédera le 17 avril 1975 à Lille à 67 ans et Renée le 12 mai 1986 à Loos à 78 ans.
Le métier de Renée : Modiste (source wikipedia selon le chat/mistral AI)
En 1930, le métier de modiste était un artisanat très répandu en France, surtout exercé par des femmes. La modiste était une créatrice de chapeaux féminins, un accessoire indispensable de la garde-robe à cette époque, où le chapeau était à la fois un symbole d’élégance et un marqueur social. Le métier était particulièrement florissant dans les années 1920-1930, période où le chapeau féminin connaissait un âge d’or. Les modistes travaillaient souvent dans de petits ateliers ou à domicile, confectionnant des chapeaux sur mesure ou en petites séries. Elles utilisaient des matériaux variés : paille, feutre, soie, velours, plumes, rubans, et accessoires décoratifs. Le travail était entièrement manuel, avec des techniques de moulage sur des formes en bois ou en métal pour donner la forme souhaitée au chapeau. Les modistes devaient maîtriser la couture, le moulage, et avoir un sens aigu de l’esthétique et des tendances de la mode. Certaines modistes parisiennes, comme Caroline Reboux ou Lucienne Rabaté, étaient très réputées et comptaient parmi leurs clientes des femmes de la haute société et des stars du cinéma et du théâtre. Le métier était accessible aux femmes de milieux modestes, offrant une certaine indépendance économique. Les modistes pouvaient travailler à leur compte ou pour des maisons de couture. À Paris, certaines modistes avaient pignon sur rue et livraient leurs créations par le grand escalier des hôtels particuliers, signe de leur prestige. Sainte Catherine était considérée comme la patronne des modistes. Les modistes utilisaient des outils spécifiques comme des formes en bois (appelées aussi « marottes ») pour mouler les chapeaux, des aiguilles, des ciseaux, et des machines à coudre. Le travail était minutieux et créatif, chaque chapeau étant souvent unique ou produit en très petite quantité. Dès les années 1930, on observe les prémices du déclin de ce métier, notamment avec l’évolution des modes vestimentaires et l’apparition de nouveaux accessoires. Cependant, il reste très présent jusqu’aux années 1950.


Origine du nom de famille PROLHAC
Prolhac : Porté notamment dans la Haute-Loire et le Cantal, désigne celui qui est originaire de Pralhac, village situé dans la commune de Loudes (43). Les mentions anciennes du lieu hésitent entre le a et le o (Proalhac en 1385, Prolhiacum en 1408, Pralhac sur la carte de Cassini).

Génération 3-SosaS 6 et 7-Mes grands-parents maternels
De Lille à Brugges

- Mes grand-parents maternels – Naissance
Mon grand-père, Gustave Antoine VERLINDE est né le 20 novembre 1899 au 20 rue Magenta à Lille à 6h du matin.

Son père, Charles Léopold VERLINDE, 33 ans, journalier est absent. Sa mère, Eulalie DE SOUTER, ménagère, est âgée de 32 ans. Gustave est le 7ème enfant du couple qui comptera une fratrie de onze enfants.
Ma grand-mère, Germaine Julie DE GEITERE est née le 10 novembre 1902 à Lille, 12 cité Bombeke, rue Notre-Dame de la reconciliation, à 22 heures.

Son père, Alfred GE GEITERE, bitumier a 32 ans. Sa mère, Maria LAMIE ménagère, est âgée de 26 ans. Germaine est le 4ème enfant d’une fratrie de 8 enfants.
Les deux témoins sont les oncles de l’enfant (les frères du père) :
- DE GEITERE Joseph, maçon, 37 ans habitant Loos.
- DE GEITERE Louis, maçon, 41 ans habitant Lille.
Le père Alfred et l’oncle Joseph DE GEITERE signent l’acte mais orthographient différemment leur nom de famille, (DE GEETER et DE GEITER)tous les deux sans “E” à la fin.
Origine du nom DE GEITERE Variante DE GEETER DEGEYTER dérivé du néerlandais « GEIT » chèvre, surnom de chevrier. source ? Document sur Facebook/origine des noms belges
- Mes grands-parents maternels – Mariage de Germaine et de Gustave
Mes grand-parents se marient le 12 novembre 1921 à Lille.

Gustave, 21 ans, est manoeuvre et habite 7 rue Magenta, cour sommerlinck à Lille. Sa mère Eulalie DE SOUTER, journalière, habitant Lille, est consentante par acte. Le marié déclare que pour son père, Charles VERLINDE, le décès et lieu de résidence sont inconnus. Germaine est rattacheuse, a 19 ans et habite 11 cité malfait, rue d’Aboukir à Lille. Ses parents Alfred DE GEITERE et Maria LAMIE, ménagère sont présents. Joseph DE GEITERE, fileur, domicilié 11 rue d’Aboukir à Lille est témoin, lui qui a été témoin à la naissance de la jeune mariée Germaine. Les parents de Germaine, les mariés et les témoins signent l’acte. A noter ici que sur signatures des nommés DE GEITERE, il n’y a pas de “E” à la fin.
Source des actes : Archives Départementales du Nord
Les mariés reçoivent un livret de famille. J’ai le duplicata daté de 1932.

- Vie du couple Germaine et Gustave
Entre 1922 et 1940, soit 18 ans, le couple aura 9 enfants. Deux fils et sept filles. Les deux garcons meurent enfants.
VERLINDE Gustave Arthur. Naissance le 10 novembre 1926 à Lille – Décès le 19 juin 1928 à Lille. Germaine à alors 25 ans. Elle est enceinte d’Henri quand son fils Gustave meurt à 18 mois.
VERLINDE Henri Alfred – Naissance le 10 mai 1928 à Lille – Décès le 17 janvier 1934. Henri décèdera à l’âge de 5 ans et 8 mois.
le 27 mars 1922, c’est la naissance de leur premier enfant : Alfreda VERLINDE au 99 rue du marché, à Lille qui épousera René RIGAUT. Le 30 juillet 1923 voit naître naître Marthe VERLINDE qui se mariera avec Hildebert HERBAUT. Je détaille leur généalogie ascendante dans la rubrique “MES GENEALOGIES”. A noter que la troisième des filles, Marie-Jeanne VERLINDE épousera en première noce le frère de René RIGAUT : Robert RIGAUT. Ils auront deux filles. Par mesure de confidentialité, je ne présente pas ici les autres enfants et leur descendants.
1948 : Gustave VERLINDE meurt à l’âge de 48 ans, à son domicile 45 rue Charles de Muyssart LILLE. Veuve à 46 ans, Germaine doit élever seule les plus jeunes. Quatre filles sont encore mineures : 8 ans, 10 ans, 13 ans et 17 ans. 1965, le 11 août, Germaine DE GEITERE meurt à son tour à Lille à l’age 62 ans.
Métier de Gustave : Son métier est gazier il travaillait pour la COMPAGNIE DU GAZ (selon le recensement) située près de son quartier à Lille, à VAUBAN. Gustave, père de famille nombreuse, cumulait deux emplois. il se déplacait à vélo et un soir, il est tombé en vélo dans la tranchée qu’il avait lui-même creusait (source : transmission orale de la famille ) La Compagnie du Gaz à Lille a une histoire riche et ancienne, liée au développement de l’éclairage et du chauffage urbain.
- En 1832, la Compagnie Impériale et Continentale du Gaz, basée à Londres, obtient une concession pour la distribution du gaz d’éclairage à Lille. Elle construit l’usine à gaz de Saint-André, qui reste en activité jusqu’en 1904.
- En 1870, une seconde usine, celle de Vauban, est construite pour renforcer la production, devenant la seule en activité après 1904.
- En 1907, la Compagnie Impériale et Continentale du Gaz cède son exploitation lilloise à la Compagnie Continentale du Gaz, société française basée à Paris.
- La Société du Gaz de Wazemmes, fondée en 1846, obtient des concessions pour Wazemmes, Fives, La Madeleine, Loos, Haubourdin et d’autres communes de la banlieue lilloise. En 1920, elle fusionne avec la Compagnie Continentale du Gaz, qui assure alors la distribution du gaz dans toute la métropole
- Aujourd’hui, la distribution du gaz naturel à Lille est assurée par GRDF (Gaz Réseau Distribution France), filiale d’Engie.
source : mistral-ai via lilloiseclubdesambassadeursdewazemmes.over-blog.com.
Métier de Germaine : Rattacheuse.

Le terme « rattacheur » désigne l’ouvrier d’une filature chargé de rattacher les mèches ou les fils cassés. Cette spécialisation textile nécessitait dextérité manuelle et vigilance constante dans la surveillance des machines. Le rattacheur surveillait le fonctionnement des métiers à filer pour détecter les ruptures, rattachait rapidement les fils cassés selon les techniques appropriées, maintenait la continuité de la production textile et ajustait les tensions pour éviter de nouvelles cassures. Cette fonction était essentielle dans l’industrie textile où les ruptures de fils constituaient un problème récurrent affectant la productivité et la qualité de la production.Le rattacheur maîtrisait les techniques de nouage et de raccordement des fils, possédait la connaissance des propriétés des fibres textiles, développait la rapidité d’intervention et l’attention soutenue et cultivait la coordination avec les autres ouvriers de la filature.
source du texte : IA-BING selon sources deux sources ttps://www.garnier-thiebaut.fr/blog/184-garnier-thiebaut-de-l-interieur-avec-didier-rattacheur et ttps://connect.workeez.fr/metier/emploi-de-rattacheur-rattacheuse-en-industrie-textile-description-du-poste-et-competences-requises/
Génération 3, conclusion
La génération de mes grands-parents couvre la période 1899 à 1986, soit 87 ans. Elle a connu plusieurs présidents, plusieurs guerres et conflits. Le quotidien de mes grands-parents a été impacté par de profondes avancées technologiques comme l’arrivée dans les foyers de l’électricité. L’apparition d’objets tels que la radio ou la télévision, le téléphone , le stylo Bic, Tupperware, la pile électrique ou la carte à puce a transformé nos modes de vie, facilitant l’accès à l’écriture, la conservation des aliments ou encore la gestion de l’argent. Parallèlement, des événements majeurs comme l’évolution du droit à l’avortement, l’abolition de la peine de mort et les mouvements sociaux de 1968 ont apporté des changements profonds dans les mentalités et les droits. Ces décennies ont également vu l’émergence de nouvelles modes, l’évolution des chansons populaires et la diversité des films, témoignant d’une société en perpétuelle transformation. Ce sera un autre aspect de la vie de nos ancêtres à étudier dans un prochain article.

