le travail : du temps de nos ancêtres à aujourd’hui

Début mai, je me suis demandée comment travaillaient nos ancêtres ? Quelle était la durée d’une journée de travail et le nombre de journées de repos. Voici un récapitulatif de l’évolution du temps de travail depuis 1750 environ à aujourd’hui et un aperçu des avancées sociales obtenues grâce aux générations précédentes.

Avant 1789 une France rurale et artisanale

À cette époque, la majorité des Français vivent de l’agriculture. Le temps de travail dépend surtout des saisons, de la météo, des récoltes et des fêtes religieuses. Les hommes travaillent 10 à 12 h en été, moins en hiver. Les fêtes religieuses définissent les jours fériés. Les femmes travaillent en agriculture. Elles s’occupent de l’élevage, de la vente des produits sur les marchés mais travaillent aux champs également. Elles effectuent des travaux domestiques comme travailler en cuisine, entretenir le linge et tisser. La durée du temps de travail est comparable si ce n’est plus -avec la tenue de leur ménage -à celle des hommes. Les enfants, dès 6-8 ans gardent les animaux, travaillent aux récoltent et font des travaux artisanaux. La scolarisation est quasi inexistante.

1800–1840 : début de l’industrialisation

C’est la période la plus dure du travail en France. Les hommes travaillent 12 à 15 h par jour et 6 jours par semaine. Ce qui représente 72 à 90 h semaine. Le double d’aujourd’hui.

Comme déjà évoqué dans mes articles, les paysans et paysannes cumulaient au fil des saisons plusieurs activités. Travaux d’agriculture au printemps et été, travaux pour les manufactures rurales en automne et hiver, comme taillandiers (fabricants d’outils tranchants), bourrelier (fabricant des pièces d’attelage en cuir pour les chevaux) ou de charrons (fabricant de charrettes et charrues) par exemple.  

Avec le début de la révolution industrielle, le textile était un secteur en plein essor, notamment en Alsace et dans le Nord. Les femmes jouaient un rôle clé dans la production textile à domicile ou en atelier. Les paysannes, en plus de leurs travaux agricoles et domestiques se consacrent souvent au travail artisanal.

Le travail des femmes est particulièrement important dans les activités du textile, production phare de la première phase d’industrialisation. En Alsace, dans la vallée de la Thur, les patrons de l’industrie textile de la ville de Wesserling font travailler plus d’un millier de métiers à bras à la campagne, durant les années 1830-1840. Ils emploient le plus souvent les femmes qui se consacrent à ce travail artisanal à domicile pour compléter les revenus du ménage pendant que leur mari assure les principaux travaux agricoles. Autre exemple, dans les Landes en 1884, la mère de François Labat, métayer du village de Geloux, travaille avec d’autres paysannes des alentours au sein d’une fabrique d’enveloppes de paille (pour le rempaillage des chaises) située dans le bourg voisin d’Ygos. 

Travail des Hommes

Les hommes travaillant en agriculture sont paysans, journaliers, manouvriers.  Ils travaillent principalement aux champs au labour, semailles, et moissons. Ils travaillent aussi comme ouvriers agricoles à la journée. Les journaliers étaient souvent payés en nature (nourriture, logement) ou en argent, selon les saisons. Des petits exploitants dénommés bordagers cultivaient de minuscules parcelles, parfois en complément d’un autre métier. Ensuite, il y avait l’élevage avec les soins des animaux (bœufs, chevaux, moutons) pour la traction, la viande ou le lait.

Dans les secteurs de l’artisanat et de l’industrie, on retrouve les tisserands et les fileurs.  Dans les régions comme le Nord, l’Alsace ou la Normandie, les hommes travaillaient dans les ateliers de textile (métiers à bras) ou les premières filatures mécanisées. À Lille et Roubaix, l’industrie textile a explosé à partir des années 1840, attirant des ouvriers belges comme mes ancêtres. Des métiers manuels comme tonneliers, forgerons, charrons, ou cloutiers étaient essentiels pour la fabrication d’outils, de tonneaux, ou de pièces métalliques. Dans le Nord et l’Est, l’extraction du charbon commençait à se développer, avec des conditions de travail très dures pour les mineurs.

Dans le domaine des services et du commerce, on retrouve les marchands, les courtiers en bestiaux, huissiers, notaires. Ces rôles sont souvent réservés aux hommes, surtout en ville. À Paris, certains métiers comme chiffonnier et ramasseurs permettaient de survivre en récupérant des déchets ou objets usagés.

Les conditions de travail étaient des journées de 12 à 15 heures, 6 jours par semaine, avec des salaires très bas, souvent complétés par le travail des femmes et enfants.

Travail des Femmes

Les femmes en agriculture gèrent la basse-cour avec les soins des poules, canards, cochons, et la production de lait, fromage, beurre. Elle travaille au jardin et entretienne le potager pour des cultures des légumes pour la consommation familiale. Elles participent aux travaux saisonniers des vendanges et des moissons aux côtés des hommes.

Elles sont aussi dans le milieu de l’artisanat et du textile en tant que fileuses, couturières ou dentellières. Souvent, elles exercent ces métiers à domicile en vendant leurs produits aux manufactures ou aux marchands. Elles pouvaient aussi travaillaient directement en atelier. Elles travaillent également à l’entretien du linge comme lavandière et en ville comme blanchisseuses ou repasseuses.  Elles fabriquent également bougies, savons ou des produits alimentaires comme le pain et le fromage. Les services domestiques les emploient comme servantes, cuisinières, lingères dans les maisons bourgeoises ou les fermes aisées. La vente des produits agricoles ou artisanaux s’effectuent dans les marchés par exemple

Une journalière gagnait 2/5 du salaire d’un homme pour un travail souvent aussi pénible. (exemple basé sur le smic de 2026 : 1443 euros net pour un homme et 577 euros pour une femme) La journée était double avec le travail aux champs ou à l’atelier cumulaient aux tâches domestiques (cuisine, ménage, enfants). Leur travail était rarement comptabilisé dans les recensements ou les contrats.

TRAVAIL DES ENFANTS

Les enfants en campagne dès 6-7 ans gardent les troupeaux de vaches, oies et moutons. Ils aident au ramassage des pommes de terre, désherbage ou moissons à partir de 8-10 ans.  Pour les travaux domestiques, ils participent au portage d’eau, aux soins des animaux et aident à la cuisine. En ville et dans l’industrie, dans les filatures et usines textiles, les enfants dès 8 ans (parfois moins) travaillent comme bobineurs, ramasseurs de coton ou pour nettoyer les machines. À Lille et Roubaix, cette pratique s’est généralisée avec l’industrialisation. On retrouve des apprentis dans les ateliers artisanaux comme forgerons, tonneliers, etc., souvent sans salaire, en échange de la formation. Certains enfants sont des vendeurs ambulants  avec la vente de journaux, d’allumettes, ou fleurs dans les rues.

Leurs conditions de travail sont très dures avec des journées de 10 à 12heures, dans des environnements dangereux (machines non protégées, poussière de coton).  Ils gagnent souvent quelques sous par jour, voire seulement la nourriture

La scolarité était rare et réservée aux enfants des classes aisées. Les lois limitant le travail des enfants n’apparaîtront qu’à partir des années 1840-1870.

1841 : première loi sur le travail des enfants

La France adopte sa première grande loi sociale. les hommes et les femmes travaillent toujours autant 12h à 16 h par jour (selon les sources). Par contre, le travail pour les enfants de moins de 8 ans est interdit. La durée journalière est limitée à 8 heures pour les 8 à 12 ans, et à 12 heures pour les 12 à 16 ans. La loi sera peu appliquée à ses débuts.

1850–1914 : baisse progressive du temps de travail

Les hommes vers 1870, travaillent environ 65–70 h/semaine, vers 1900 plutôt 55 à 60 heures par semaine.

Les femmes travaillant dans l’industrie, sont dans le secteur du textile principalement, comme dans le Nord, l’Alsace et Lyon. Leur salaire est inférieur à celui des hommes.

Le travail des enfants diminue progressivement grâce à l’avancée des lois scolaires et sociales. Jules Ferry (1881-1882)a rendu l’école obligatoire. Les lois importantes sont celles de 1892 avec la limitation du temps de travail pour les femmes à 11 heures, pour les enfants à 10 heures pour les moins de 16 ans. En 1886, le 14 juillet est officiellement férié. Le repos hebdomadaire (le dimanche) devient obligatoire en 1906.

    1919–1936 : naissance du modèle moderne

    En 1919, la France adopte la journée de 8 heures, soit 48 heures par semaine maximum.

    En 1936 et la venue du Front populaire, c »est la Grande rupture : la semaine de travail passe à 40 heures et les premiers congés payés voient le jour avec deux semaines complètes. C’est une révolution ! Dès l’été 1936, 600 0000 français partent en vacances en train, en vélo, au camping, au bord de mer. Certains en voiture peut-être en prenant la nationale 7.

    Nationale 7 – historique – https://youtu.be/DDIvBS8krd0?si=ouuWeVTYM_JGvZlb

    Le Front populaire (1936-1938)

    C’est une coalition de gauche menée par Léon Blum qui fut le premier président du conseil socialiste. Grâce aux accords Matignon (juin 1936), il a obtenu des avancées majeures : congés payés (15 jours par an), la semaine de 40 heures, et la reconnaissance des conventions collectives. Ces mesures, inspirées par les luttes ouvrières et les grèves massives de 1936, ont amélioré les conditions de vie des travailleurs, posé les bases de l’État-providence et influencé les politiques sociales européennes.

    1936–1960 : réduction continue

    L’année 1938 et ses difficultés économiques impose aux travailleurs la semaine à 48 heures. Après guerre, dès 1945, la durée de travail hebdomadaire est de retour à 40 heures. C’est l’année également qui met en place la Sécurité Sociale. Les allocations familiales crées en 1932 -uniquement pour les familles de 3 enfants et plus- deviennent un droit universel. Le salariat pour les femmes s’accentuent surtout dans les secteur du tertiaire et de l’administratif. Le travail infantile est devenu heureusement marginal car la scolarité est depuis 1959 obligatoire jusqu’à 16 ans. En 1956, les congés payés sont de 3 semaines.

    1960–2000 : Plus de congés payes et moins de temps de travail

    Dans la foulée de mai 1968, l’obtention d’une 4ème semaine de congés payés est obtenue. La cinquième semaine sera instaurée le 13 janvier 1982 par une ordonnance du gouvernement de Pierre Mauroy, en même temps que le passage aux 39 heures. Pour la semaine de 35 heures, la loi a été adoptée le 13 juin 1998 sous Lionel Jospin, et le passage est devenu obligatoire à partir du 1er janvier 2000 pour les entreprises de plus de 20 salariés, puis généralisé à toutes les entreprises le 1er janvier 2002.

      De nos jours…

      La durée légale du temps de travail est de 35 h/semaine mais réellement travaillé est plutôt de 39 heures par semaine avec des heures supplémentaires. Les femmes travaillent un peu moins d’heures salariées en moyenne et davantage en temps partiel. Le travail des enfants est interdit sauf pour les apprentissage, dans le domaine du spectacle ou dans le cadre de stage avec des mesures très encadrés.

      L’annualisation du temps de travail en France a été introduite progressivement, mais une date clé est celle de l’accord national du 1er avril 1999, qui vise à mettre en œuvre la création d’emplois par l’aménagement et la réduction du temps de travail, incluant explicitement l’annualisation comme modalité d’organisation du temps de travail. Cette approche permet de répartir les heures de travail sur une année, offrant ainsi une plus grande flexibilité aux entreprises pour s’adapter aux fluctuations d’activité, tout en respectant un volume horaire annuel prédéfini.

      Pour moi, la principale contrainte de ce dispositif est la flexibilité qui est imposée. Les horaires peuvent varier fortement d’un mois à l’autre (ex. : 40h une semaine, 30h la suivante), ce qui peut compliquer l’organisation personnelle. Pour rappel, l’un des objectif de la semaine à 35 heures était l’amélioration de la qualité de vie : Réduire la fatigue, permettre un meilleur équilibre entre vie professionnelle et personnelle, et offrir plus de temps libre aux salariés. Ces deux concepts s’opposent.

      En 2026, le travail des femmes, hommes et enfants en France reflète des avancées sociales majeures par rapport au XIXe siècle, mais aussi des défis persistants, notamment en matière d’égalité, de conciliation vie professionnelle/vie privée, et de protection des travailleurs vulnérables.

      Les femmes en 2026 : Vers l’égalité, mais pas encore totale.

      Les progrès majeurs sont dans le taux d’emploi : 75 % des femmes en âge de travailler sont actives (contre ~50 % dans les années 1980). Les secteurs dominants sont la Santé (80 % de femmes), l’éducation, les services, les commerces, et de plus en plus dans les métiers du numérique (30 % des emplois de la tech en 2026, contre 20 % en 2015). Certaines sont dirigeantes , 40 % des cadres supérieurs sont des femmes (contre 30 % en 2010), mais elles représentent seulement 20 %  des dirigeantes des entreprises du CAC-40.

      Pour l’Égalité salariale, l’Index d’égalité professionnelle est obligatoire pour les entreprises de plus de 50 salariés depuis 2019. En 2026, 85 % des entreprises ont un score supérieur à 80% (contre 60 % en 2020). Les Écart de salaire sont de 5,5 % en moyenne (en baisse, mais persistant dans les hauts salaires et les bonus). La loi « Rixain » (2021) interdit les écarts de rémunération pour un même poste et renforce les sanctions.

      Le Congé paternité est aujourd’hui de 28 jours contre 14 en 2020. 30 % des pères le prennent (contre 10 % en 2015), mais les femmes restent majoritaires (70 %). Depuis 2023, une prime de naissance ( 1 093 € en 2026) est attribuée aux familles modestes.

      Depuis 2024, la Loi « Schiaretti » renforce la protection contre le harcèlement sexuel au travail, avec des cellules d’écoute obligatoires dans les entreprises de plus de 250 salariés. Le #MeToo a un impact durable sur les comportements en entreprise, avec des formations obligatoires sur le sexisme et les discriminations.

      25 % des femmes travaillent dans les métiers traditionnellement masculins comme le BTP, contre 10 % en 2010, grâce à des campagnes comme « Les Elles du BTP ». Les femmes représentent dans l’Armée 20 % des effectifs avec un objectif de 30 % en 2030.

      Les défis à relever sont dans le temps partiel subi : 30 % des femmes travaillent à temps partiel contre 8 % des hommes, souvent par manque de solutions de garde. Les femmes restent sous-représentées dans les métiers de la tech, de la finance, et des postes de direction. Elles sont aussi plus touchées par le chômage de longue durée et représentent 60 % des chômeurs de plus d’un an. A la maison, 70 % des tâches domestiques sont toujours assurées par les femmes (INSEE 2025). La fameuse « CHARGE MENTALE ».

      La charge mentale au quotidien désigne l’accumulation de pensées, de rappels, d’anticipations et de micro-décisions. Elle pèse sur l’attention, l’humeur et le sommeil. Elle grignote l’énergie, brouille les priorités et fragilise la santé. Elle naît d’un flux continu de tâches visibles et invisibles : planification familiale, gestion des imprévus, coordination logistique, suivi administratif, veille d’informations. Sur le plan neurocognitif, la mémoire de travail sature. L’attention se fragmente. Le cortisol augmente en période de pression continue. La prise de décision devient plus lente et plus rigide. Un cercle se forme : fatigue → oublis → rattrapage tardif → culpabilité.

      Source : Charge mentale : causes, symptômes et solutions

      Les hommes en 2025 : Entre tradition et nouvelle masculinité

      Certains secteurs sont en mutation. L’automatisation et les délocalisations ont réduit les emplois dans la sidérurgie ou l’automobile. 60 % des hommes travaillent dans le tertiaire contre 40 % en 1990. Des nouveaux métiers apparaissent comme Développeurs, data analystes et d’autres les attirent : infirmiers (15 % des hommes dans le soin, contre 5 % en 2000).

      Les stéréotypes demeurent : 40 % des pères déclarent avoir subi des remarques négatives au travail après un congé parental. Par manque de reconnaissance, 1 homme sur 5 ont été confronté au burn-out contre 1 sur 10 en 2015. Le Suicide au travail ( 2 000 cas par an) est la 2e cause de mortalité chez les 25-45 ans

      Pour le télétravail, 40 % des hommes y ont recours contre 25 % en 2020, mais avec des inégalités selon les secteurs.

      Pour les travailleurs, les défis à relever sont la précarité pour les peu qualifiés car ils sont les plus touchés par le chômage (taux à 12 % en 2026). Seuls 20  % des hommes osent demander un temps partiel pour s’occuper de leurs enfants. L’espérance de vie pour les hommes est de 79 ans contre 85 ans pour les femmes, avec des disparités sociales, soit 5 ans d’écart entre cadres et ouvriers.

       Les enfants en 2026 : Protection renforcée, mais inégalités

      Le travail des enfants est interdit. L’âge légal pour entrer dans le monde du travail est de 16 ans, sauf dérogation pour les stages ou apprentissages à partir de 14 ans. Les contrôles de l’Inspection du travail est renforcé avec 5 000 inspections par an dans les secteurs à risque comme la restauration et l’agriculture. Les sanctions sont sévères : Jusqu’à 30 000 € d’amende et 2 ans de prison pour emploi illégal d’un mineur. Une plateforme de signalement a été mise en place pour lutter contre le travail dissimulé, anonyme pour les mineurs exploités (exemple : dans les ateliers clandestins du textile).

      Depuis 2019 ; la scolarité est obligatoire jusqu’à 18 ans . 100 % des frais de scolarité sont pris en charge pour les familles modestes par le biais des bourses, cantines, et fournitures scolaires. Avec le plan « ECOLE 2030 », 1 ordinateur est proposé a chaque élève dans les collèges et lycées publics (plan « École 2030 »).  100 % des cantines proposent des repas bio et locaux selon la loi EGalim 2. Les psychologues scolaires sont au nombre de 1 pour 500 élèves, contre 1 pour 1 500 en 2020.

      Les défis à relever pour nos enfants restent dans les inégalités territoriales. En zones rurales, 20 % des enfants n’ont pas accès à un médecin scolaire à moins de 30 minutes. Dans les banlieues, le taux de décrochage scolaire est à 15 % contre 5 % en moyenne nationale. La pauvreté touche 20 % des enfants qui vivent sous le seuil de pauvreté (INSEE 2025), avec des difficultés d’accès aux loisirs (colonie de vacances, sport). L’exposition aux écrans est de 4h par jour en moyenne (contre 2h recommandées par l’OMS), avec des risques de cyberharcèlement (1 enfant sur 5 concerné).

      Vue d’ensemble

      PériodeHommesFemmesEnfants
      170060–70 h/sem saisonnièrestravail agricole + domestiquetravail familial dès 6–8 ans
      183072–90 h/semproche des hommes10–14 h/jour
      190055–60 h/semforte présence industriellerecul progressif
      191948 h légalessalariat en hausseécole dominante
      193640 h légalesidemtravail rare
      198239 h légalestemps partiel plus fréquentquasi disparu
      200035 h légalesideminterdit
      2025~39 h réelleslégèrement moins en emploi salariéinterdit sauf exceptions

      LE MONDE DU TRAVAIL EN GENEALOGIE

      En retraçant le travail des hommes, des femmes et des enfants à travers les siècles, on découvre une histoire à la fois collective et profondément personnelle. Dans ma généalogie, cette évolution prend vie à travers des destins variés : des ancêtres belges, quittant Bruges vers 1850, s’installant à Lille pour travailler dans les usines en pleine expansion, ou encore ce vigneron auvergnat des années 1800, dont les journées étaient rythmées par les saisons et la terre. Plus tard, vers 1900, mon aïeul et ses enfants ont rejoint les rangs des ouvriers du textile à Loos, où toute la famille contribuait à la survie du foyer, dans le bruit des métiers à tisser. Chaque génération a ainsi écrit sa propre page : des champs aux ateliers, des campagnes aux villes industrielles. Chaque génération a mené ses luttes pour améliorer ses conditions de vie, pour arriver à notre confort d’aujourd’hui. C’est un héritage de résilience, d’adaptation et de transmission, qui me rappelle que le travail, sous toutes ses formes, a façonné bien plus que des métiers : il a construit des vies, des familles, et une identité que je continue d’explorer avec intérêt aujourd’hui.

      📚 Sources documentaires

      INSEE : Statistiques sur l’emploi, les salaires, et les inégalités.

      DARES : Données sur le marché du travail.

      Haut Conseil à l’Égalité : Rapports sur les inégalités femmes-hommes.

      Légifrance – Le service public de la diffusion du droit

      Le temps de travail, une histoire conflictuelle | Revue Cadres

      H15 Les femmes et les enfants au XIXème siècle

      Pluriactivité dans le monde agricole en France au XIXe siècle (La) | EHNE

      Charge mentale : causes, symptômes et solutions

      Wikipédia, Mistral AI et chat gpt

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